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Initiation à la couleur et aux espaces de couleur
#1
Salut à tous

Couleur...
espace colorimétrique..
vite paumé, dès que je gratte un tant soit peu.
 l'auteur a réalisé des illustrations interactives sympas et ludiques,
pour "rendre les espaces de couleur moins déroutants à comprendre"
 ici

 Google Chrome pour traduire si besoin... Vaut le coup.
Nikon 610 / Win10  16 go  de  Ram  Affinity Publisher 1.6.4.104
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#2
Très didactique, en effet. Merci Max.
Plus on apprend, plus on se rend compte de la "vastitude" de son ignorance.
Canon 7D MkII alain29 Windows 10


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#3
Attention aux termes employés : l'auteur ne parle pas d'espaces colorimétriques (sRGB, Adobe-98 et cie), mais de «modèles colorimétriques» (RVB, HSL...) 

Incidemment, les travaux de Munsell sont bien plus anciens (1909) que le 1931 mentionné dans l'article
#4
Wink 
oupss merci d'avoir rectifié[Image: wink.png]  [Image: wink.png]
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#5
Puis,
le doute qui s' instille;
je me suis dis ensuite que le cube RVB etc.. était bien un  espace cartésien  XYZ,    
 un pilote imaginaire partant d'un point A doit aller dans un point de coordonnées B
Et il s'agit bien de couleur... Et de métrique  => Qui a rapport à la mesure de l’intensité des couleurs.


Espace colorimétrique \ɛs.pas kɔ.lɔ.ʁi.me.tʁik\ féminin

   (Colorimétrie) Espace représentée par un système de coordonnées colorimétriques

et le colorimètre est un appareillage qui permet de mesurer la couleur de la surface d'un objet
en la définissant par des coordonnées dans un espace colorimétrique
Wikipedia

Espace des couleurs
Quel que soit le système ordonné de couleurs, les 30 000 à 500 000 que l'être humain peut distinguer s'organisent selon trois critères, ce qui porte à assimiler ces systèmes à des espaces en volume.
Dans ces espaces, les coordonnées peuvent être cartésiennes ou polaires, avec une origine arbitraire, telle que toutes les valeurs soient positives, ou au point de représentation d'un stimulus achromatique...

un exemple d'usage  
      L'espace colorimétrique CIELAB 1976  

On différencie parfois
      Espace colorimétrique de Travail là c'est clair!

Modèle
Le modèle conceptuel, visant à la compréhension et au diagnostic ; une « vue de l’esprit » analytique ou algorithmique
(avec ou sans mathématiques) représentant des phénomènes et leurs relations ; d'accord à 100%

"La notion de modèle colorimétrique fait référence aux différentes façons dont on va utiliser les nombres pour décrire une couleur,mais aussi la façon d'effectuer les mélanges de couleur. "
http://www.profil-couleur.com/ec/101-esp...ralite.php

[/url]
Dans [url=http://people.rennes.inria.fr/Eric.Marchand/ESIR/ESIR2/BINP/couleur.pdf]cet excellent cours
  on mixte les 2 termes avec le bon usage

 Hum, il me semble que mon vocable  n'était pas abusif, loin de là, si m'en tiens à la définition des termes.
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#6
Je maintiens la totalité de ma première intervention. Tes citations sont correctes, par exemple, le colorimètre est un appareillage qui permet de mesurer la couleur de la surface d'un objet en la définissant par des coordonnées dans un espace colorimétrique. Dans cette phrase, les RVB ou TSL correspondent aux coordonnées mais c'est  « l'espace colorimétrique » qui leur donnent un sens physique. 

La conférence d'Eric Marchand contient beaucoup de citations savoureuses, mais aussi trop d'affirmations brutales non étayées. Il rentre dans le vif du sujet par l'affirmation (trop) classique  Le modèle RGB (ou RVB) : pour coder la couleur il suffit de 3 nombres mesurant les quantités de rouge de vert et de bleu comme si chacun comprenait à demi-mot, alors qu'il y a quatre mots critiques dans cette phrase toute simple — rouge, vert, bleu, mesurer — qui contiennent en germe toutes les subtilités et les difficultés de la gestion de la couleur.

La difficulté vient de la trop grande ressemblance entre les différents termes employés et que chacun d'entre eux — espace, modèle — peut prendre des sens différents selon le contexte. Les confusions étaient encore pardonnables il y a 20-30 ans, elles ne le sont plus depuis l'avènement de la gestion de la couleur. 

Le problème fondamental est qu'un triplet RVB, tout seul, n'a jamais pu caractériser une couleur bien définie tant qu'on n'a pas explicité dans quel espace colorimétrique on se plaçait. En termes plus crus, on prétend mesurer les couleurs sans avoir vraiment défini ce qu'est une couleur. 

A mon avis, l'emphase sur le mot  "modèle colorimétrique" pour distinguer les systèmes  RVB et les TSL est abusif. En physique, on fait des «modèles» pour appréhender divers objets de notre environnement — les marées, une étoile, l'élasticité du caoutchouc ou d'un tricot, pourquoi un avion vole, etc... On part toujours d'une description de l'objet, qu'on simplifie pour n'en retenir que l'essentiel (du moins, ce qu'on pense être l'essentiel) ; la suite est purement mécanique : on met ça en équations et on en tire des résultats. Chemin faisant, il a fallu bien fallu utiliser un système de coordonnées, cartésien, cylindrique, etc... Ce ne sont que des coordonnées, des nombres qui ne caractérisent pas en eux même l'objet étudié, du moins tant qu'on n'a pas rappelé à quel système  de repérage ils se rapportent. Il n'y a aucune physique dans le choix d'un système ce coordonnées plutôt qu'un autre, tout au plus une facilité plus ou moins grande pour mouliner les équations. Autrement dit, le choix de ce système de coordonnées ne devrait pas faire partie du modèle — d'où ma répugnance à parler de modèles RVB ou TSL

Le cas particulier du TSL est que les composantes T,S,L ressemblent beaucoup à une caractérisation des notions    intuitives de teinte, saturation et luminosité, mais c'est du jeu de mot : on a simplement cherché des combinaisons des RVB qui auraient ce genre de comportement, et on en a trouvé. On en a même trouvé plusieurs (TSL, TSV et quelques autres)  dont aucune n'est vraiment satisfaisante (et de loin !), parce qu'on a pris le problème à l'envers : au lieu de commencer par étudier vraiment à quoi correspondent ces notions avant de les modéliser, on a trouvé des combinaisons des RVB qui avaient un comportement ressemblant et on leur a collé le même nom que ces entités physiques, avant même qu'on ait mieux fait le tour de ces entités. Ce genre de comportement génère forcément tôt ou tard des confusions.

Historiquement, c'est Munsell qui s'est attelé à approfondir ces notions de teinte, saturation et luminosité et c'est une vingtaine d'années plus tard qu'on a cherché comment retrouver ses résultats à partir des mesures de composantes RVB.  Le modèle LAB qui en est sorti (longtemps après) n'est qu'un compromis mais il marche raisonnablement bien — la preuve tout autour de nous et dans nos appareils photo !
#7
OK et au final, en accord!
Merci de ta longue argumentation, elle me parle vraiment...
je retiens de ta conclusion que
le modèle Lab ou Lch qui en est sorti (longtemps après) n'est qu'un compromis mais il marche raisonnablement bien.
et comme tu disais
"marche déjà pas si mal que ça pour les besoins pratiques de la gestion de la couleur..."
dans la version de ton pdf  ici (pdf que je vais relire).
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#8
J'ai bien peur que l"arsenal mathématique de cet article ne fasse fuir la plupart des lecteurs ! J'ai pondu une autre version, plus détaillée mais expurgée au maximum pour le grand public : la couleur, théorie et gestion, pour... (les nuls ? non !)  les photographes, opuscule garanti à très faible teneur en calculs :
http://www.oitregor.com/numeric/gestion/...ration.pdf

Bonne lecture !
#9
Elle devrait en effet être plus accessible moins de math ; la densité du document peut nous perdre ; à lire au fur et à mesure des interrogations.
Il m'a fallu des années de patientes recherches sur la toile pour appréhender environ 60% du doc, 40 % m'échappent encore ( difficilement compréhensible, nécessite une forte avidité intellectuelle , ou inconnu..exemple config de Firefox page 62)

Certaines  parties sont justes à réactualiser.

Ici, une planche départ solide, un raccourci  propre à faire gagner 1 an ou 2 à un postulant avide de comprendre, il y en a encore, surtout dans le "libre.." 
Un doc de référence, sur lequel on peut on peut s'appuyer, si vous êtes un débutant un peu dégauchi et que vous avez une forte motivation pour progresser, être plus rigoureux, plus reproductible, c'est la base qu'il vous faut,

Important travail qui synthétise beaucoup de choses. Un exemple de revue de littérature, que l'on demande typiquement à un doctorant ou un ingénieur pour un mémoire.
Une revue de littérature, mais pas que cela,  pas que  juste synthétiser les travaux des uns et des autres, on y trouve des questionnements, des réponses, des jalons personnels, et un fil directeur!
Du recul !
Et c'est bien ce qui nous manque quand on arrive dans cette forêt éparse de documents.

Un MERCI, et un chapeau bas 
Et beaucoup de plaisir à la lecture.
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#10
(01-09-18, 20:19:26)ch22 a écrit : J'ai pondu une autre version, plus détaillée mais expurgée au maximum pour le grand public
Un tout grand merci pour ce texte.
Démythifier cet aspect de la photo numérique en moins de 300 ou 400 pages était un défi.

Je lirai tout ça à tête reposée, comme disait Louis XVI en 1793...
Plus on apprend, plus on se rend compte de la "vastitude" de son ignorance.
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#11
Je viens de lire ton document de 63 pages. Il est plus complet que ce que j'enseigne moi même à mes étudiants sur la gestion des couleurs, son histoire, ...
Document absolument remarquable et agréable à lire !
Toutes mes félicitations.
Photographe (Fuji X-Pro2 + X-T2), Affinity Designer et d'Affinity Photo sur OS X et iOS.
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#12
Et voici la 2 eme partie  du tuto  que je citais  tout au début du fil
Technique certes mais il y a le recul d'un pro...
Bonne lecture et là pour moi, je suis précipité sur l'outil de traduction de chrome...
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